QPBVF

CR de Dijon

Une enquête réalisée par Margot Bernard auprès d’associations et groupes de paires qui ont mis en place et expérimenté des manières de quantifier et rémunérer le travail fait au sein d’un projet. L’enquête prendra la forme d’entretiens. Système à point du collectif futile, rencontré par Théo au Sample. Avec des illustrations réalisée par https://www.instagram.com/thetarotofthevoid?igsh=bTJxbzJ5ZGUwZ2Rp imprimé en riso : un truc un peu métaphysique, science-fiction, Solaris.

Petit point avant

Yann nous fait part d’un problème rencontré avec Margot. Margot a postulé à FoRTE (https://www.iledefrance.fr/aides-et-appels-a-projets/fonds-regional-pour-les-talents-emergents-forte-bourse-aux-jeunes-artistes-2024) en incluant Yann dedans (budget 60 000 dont 20 000 euros pour Yann) sans lui en faire part. Tout le dossier est basé sur Yann, avec une grande dimension de recherche. Ils se sont vu·es pour en parler. Yann lui a fait part de son mécontentement. L’affaire est réglée. Yann ne va pouvoir s’engager sur le projet.

Margot Bernard était dans l’atelier de Théo aux Beaux-Arts, elle a une pratique du son et du podcast.

Petit tour de table par rapport aux envies de QPBVF

  • Fanny : Trouve ça cool d’axer sur des questions d’économie. Comment on choisi les personnes ? les collectifs ? Proximité avec le monde de l’édition ? Proximité avec les modèles économiques ? Pour Fanny, il faut élargir. C’est intéressant d’aller puiser des savoirs et des économies qui ne sont pas visser à l’édition.

  • Yann : motivé aussi. Ça serait bien d’avoir une représentativité large (décoloniale et queer aussi). Est-ce que il n’y aurait pas un équilibre à trouver entre des projets en lien avec l’édition et d’autres qui n’ont pas forcément de lien. Par exemple les gens de InterpRise (collectif d’asso qui fait de la transcription d’events militants, 3 assos ensembles, ils répondent gratuitement pour des events militants, mais par ailleurs ils arrivent à se faire des thunes). Quel format ça pourrait prendre ? Clara Balager. Des textes qui ouvriraient des portes plus spéculatives. (Lolo fait remarquer que c’est pas très VF, Théo dit "No Border" ).

  • Emma : C’est cool de parler de bail d’économie. Cela inclue aussi des questions de travail. Comment s’organise le travail ? Ça doit prendre de la place dans les entretiens. Propose un tour de table pour voir qui pense à qui pour les collectifs à interviewer.

  • Laurent : Propose que Margot écrive aussi une préface. D’acc pour sortir du secteur de l’édition. Le monde de l’art s’invente une conscience de travailleur, donc revenir à ce qui existe déjà dans les milieux associatifs. Intéressé par Velvetine, et la question de CC pour protéger ses typos de la récupération par des grosses entreprises.

  • Théo : Pas grand chose à ajouter. D’accord avec Fanny sur le fait qu’il faut sortir du champ de l’édition. Énormément de contenus qui sont publiés par les ME amies sur ces questions. Faudrait vraiment cibler des ME qui ont un modèle particulier. Par exemple, voir avec l’Amicale quel est leur modèle, le collectif qui organise des fêtes et met en place un système de points. La préface qui serait écrite par nous.

Fanny rajoute que la question du travail est sous-jacente à tout ça. La question qui est posée c’est aussi celle du travail gratuit. Comment rémunérer plus justement nous et celles et ceux avec qui on travaille ? C’est une vision matérialiste née des mouvements féministes italiens des année 70. Les impensés de Marx, le travail reproductif (domestique, de soin, etc.).

Quelle taille fait la publication ?

Brochure avec une problématique assez précise, assez serré ? Ou un livre plus complet ? Plus large ? Idée de Fanny de problématique serrée pour une brochure : Quelle perspective pour minimiser le travail gratuit dans nos organisations ? Quelle stratégie économique pour valoriser le travail dans nos organisations ? Pour Yann, l’angle c’est "qu’est-ce qu’on fait quand on génère plus d’argent qu’il n’en sort ?" Pour Fanny c’est "Comment on gagne de l’argent ?" Pour Théo c’est "Qu’est ce qu’on fait de l’argent ?"

Pour Yann, "Comment on gagne de l’argent ?" les gens savent. Théo souligne que c’est une question récurrente quand on intervient.

==Sur la question de la forme

Théo pense qu’il faut partir sur une brochure avec un titre accrocheur (5 euros). Pour rester dans la forme de QPBVF. Avec une question sur la première et un détail de la question. Deux questions à trouver : * La question sous-jacente, qui pose le grille des interventions * La question du titre, qui sera simple et accrocheuse.

Comment éviter un houmous de gauchiste : Théo pense qu’il faut que ce soit des témoignages situés, avec des propositions concrètes. Une boîte à outils. Comment on s’adresse à Pôle emploi pour demander telle subventions, tels trucs, acheter un lieu à plusieurs, etc.

Rappel du sous-titre de QUELS

Temporary Services et PrintRoom ont invité dix-sept artistes éditeurices à répondre à la question suivante. En réfléchissant aux échelles locale, régionale, nationale et internationale, quels sont les problèmes sociétaux, politiques, économiques et écologiques que les artistes éditeurices sont équipé·es à aborder et à résoudre en utilisant leurs connaissances, leurs compétences et leurs ressources ?

Finalement ce qui nous intéresse plus, c’est pas la question de la circulation de l’argent

  • Les provenances ?

  • Redistribution ?

  • Comment elle circule ?

  • Rapport éthique à l’argent ?

  • Comment se positionner par rapport à l’argent public/privé ?

  • Peut-on parler d’autonomie par rapport à l’argent ?

Des premières idées de personnes/collectifs à aller interviewer

  • Velvetyne - collectif de typos, questions des contrats, de la recupération du travail

  • Collectif de teuf avec leur système à points

  • Abracadabois - collectif de bucheronnage

  • InterpRise

  • Pi-node - collectif de radio (Radio périph), qui sont devenus une radio officielle

  • Fossile Future - collectif d’éditeurices basé dans la campagne Toulousaine, se sont acheté une maison

  • Gufo (déjà trop connu·e ?)

  • La monnaie libre

  • Un collectif qui s’est posé la question du rachat ? Sans passer par des banques ? En imaginant d’autres manière de collecter des banques.

  • L’amicale

  • La DAR

  • La chapelle à Toulouse

Mutuelle :

  • Celle de Lyon ?

  • TPG (via Camille de Transgrrrls)

Comment se termine un projet ? C’est pas hors sujet ? Pour Yann ça pose des questions d’économie.

Crowdfunding, il y a Matière Grasse qui y a systématiquement recours. Fanny pense qu’il vaudrait mieux aller voir des structures qui n’en font pas. C’est hiérarchiser les nécessités, les urgences de financement.

L’abonnement, édition du communs ? Mais là on reste trop dans le champs de l’édition non ?

Comment siphonner des savoirs militants pour les gentrifier ?

Retroplanning

Pour le moment, une sortie en novembre : à discuter avec Margot. Cela veut dire que les contenus sont terminés en juillet.

Mise en forme

Théo aimerait proposer à chaque graphiste de BA de faire une double. Cette proposition n’est pas validée. Proposition d’illustration non-validée.

A priori on conserverait la charte graphique de QPBVF, avec la typo Fulltimes. On demanderait par contribution une image ressource. Le texte doit rentrer dans un A4 et on règle le corps en fonction.

Proposition de collaboration avec Temporary services, pour rejouer la collaboration initiale.

6000 signes +/-

Suite du travail autour avec Margot en visio

Quelles sont les envies de Margot ? Est-ce que tout ça lui parle ?

Plusieurs choses, pour sortir du milieu de l’édition : Aller voir dans le spectacle vivant, avec le système de portage

Questionner en parallèle des luttes sur des question de rémunération., notamment celle de la proposition de loi des artistes-auteurs. Quelques contacts au SNAP, la Buse. Partir de là peut-être et dégrossir pour affiner et voir comment l’argent peut-être détourné, et contrer des systèmes de financement dominants et de circulation de l’argent.

Dans le protocole, c’est chouette si on pense cette liste de personne à aller voir de manière collective. On peut penser le protocole ensemble. Il faut qu’il y ai un questionnement juridique des lois qui sont en cours tout en questionnement d’autres modes de circulation pirate.

Fanny rappelle qu’il faudrait fixer un nombre de personne à aller interviewer. Le nombre de contributeurices est conditionné par le nombre de double de la brochure.

Par rapport au SNAP et à la Buse, Margot le voit plus comme une porte d’entrée. Benny rappelle que l’idée est que le principe du syndicat, c’est la légifération c’est un mode naitonal de rémunération alors que l’idée du proejt est plutôt d’aller voir à des échelles locales et singulières.

Fanny rappelle que les enjeux derrière tout ça, sont aussi la place du travail dans nos organisations.

Margot nous parle de la débancairisation, de comment sortir l’argent de banques, comment se stocke l’argent d’un collectif. Comment l’argent se gagne et se dépense mais comment il se stocke. L’argent dématérialisée. La monnaie libre, etc.

Une sortie en novembre 2025

Cela veut dire des contenus terminés au mois de juillet pour commencer les phases de préparation des copies, de maquettage, etc.

Yann parle d’une petite vingtaine de contributions ! C’est bc dit Fanny, Emma est d’accord. 15 c’est déjà intense !

Ça semble jouable pour Margot.

La bonne question à aborder ?

Emma dit que la question pourrait être ouverte, mais qu’on pourrait resserrer ensuite. Emma propose de resserrer ensuite. Comme plusieurs manières de s’approprier la question. Plusieurs axes, plusieurs méthodes, plusieurs contextes. Une série de questions similaires pour tout le monde avec une sélection qui se fait ensuite.

Les conditions économiques

Elles sont énoncées.

Se retrouver

20 février, on va se retrouver pour poser la problématique,