Météo
Les personnes présentes sont : Théo, Emma, Fanny, Benny
MÉTÉO : Emma
Ça va. J’aime bien qu’on prenne plus de temps dernièrement avec les livres, pour parler des publi à venir en codir, ça fait du sens. Ça fait que sur certains projets qui vont arriver je potentiellement bosser avec vous. La dernière fois à Dijon, j’avais dit que je voulais pas faire plus d’un livre par an, mais j’ai retrouvé de l’énergie et je me sens un peu plus capable de faire plus. Je vais arriver à la fin de mes droits de chomage (fin avril/début mai), je suis en recherche. Y’a peut-être moyen que je retravaille à Open Édition à 60% ou 80%. Potentiellement ça serait une prise de poste en juin, et ça me laisserait du temps avant juin (plan idéal).
MÉTÉO : Théo
ien débordé ces deux derniers mois avec le CNES, donc j’ai moins suivi de près certains trucs. Je trouve que y’a des choses qui se mettent en place au niveau du travail collaboratif, je me dis que ça serait bien qu’on arrive à mieux utiliser le drive. La question de la rémunération a soulevé pas mal de choses, quant à nos engagements, au fait de prendre un travail à côté qui influe sur le temps qu’on peut consacrer à EBA. Je suis dans une position où j’ai des conditions de travail liée au RSA et à mes cachets, et ça me permet de pouvoir travailler en parallèle sur EBA, on a pas toustes les mêmes rapports. Le fait de prendre un travail ça fait qu’on peut moins travailler sur EBA, ça pose la question de l’engagement et de la rémunération. À Dijon, j’avais évoqué l’idée que lors d’events ou presta, une part soit reversée à la personne qui le fait. Les statuts du ont été déposés à la pref pour le contrat aidé. Par rapport à la rémunération symbolique qu’on peut tirer de EBA, il faut qu’on reste vigilantes par rapport à ces trucs. Par rapport à La trad de Audre Lorde par exemple. Essayer d’être le plus transparent vis-a-vis du collectif pour éviter les frustrations. Laurent dit que les étapes ont été faites dans le mauvais ordre par rapport à ce projet.
MÉTÉO : Lolo
Ça va. Il y a un endroit où être attentif·ves collectivement : la rémunération symbolique. On attend pas les même choses de BA. Exemple : Théo qui peut travailler en tant que graphiste, Yann en tant que dev, facilement. Le travail que l’on fait à BA, ne brille pas pareil pour tout le monde. Il est moins valorisé en fonction des milieux dans lesquels on est. Par exemple, il est très valorisé dans le monde de l’art, moins dans le monde de Lolo.
Comment être attentif·ves ? Que mettre en place ? demande Yann
Arriver en parler. Être transparent·es. Pouvoir dire facilement de quoi on joue individuellement du fait d’être membre de BA.
MÉTÉO : Yann
Par rapport à la rémunération symbolique, je suis très content des tâches que j’ai. Essentiellement des trucs techniques mais utiles. J’aimerais être plus sur des questions éditoriales, mais je n’ai pas trop le temps en ce moment. Je fréquente différents milieux, le monde du libre, le tissus associatif montreuillois, parisien et tout le monde connaît BA. Ça me gène quand on colle BA sur moi. Par exemple sur PLE, on m’a déjà dit "merci pour Politiser l’enfance". J’étais gêné. Ou sur VQ aussi. Ça peut me faire bizarre qu’on me donne de la rémunération symbolique sur des projets sur lesquels je n’ai pas travaillé. C’est une rémunération symbolique qui me gêne. Yann est très content que tout le monde puisse se payer un peu. Par ailleurs, sur un autre point, j’ai manqué de clarté la dernière fois à Dijon sur un sujet personnel. J’ai fréquenté une fille en 2024. Quand j’ai mis fin à ça, la rupture s’est très mal passée. La personne en question m’a accusé de bc de choses, comme l’empêcher dans sa carrière, la gêner au labo. Une médiation est en cours avec la médiatrice du CNRS. Quelles sont les accusations ? Différents trucs. Merci Yann de nous avoir partagé ça ! C’est bien d’avoir plus d’éléments. C’était un peu lacunaire à Dijon et ça nous avait posé des questions.
MÉTÉO : Fanny
Je suis contente de quitter le salariat pour m’engager plus amplement dans Burn~Août, notamment dans les tâches de fond que j’ai un peu délaissé. Ma grosse actu, c’est la fin du salariat. Je suis heureuse de pouvoir parler de tout ça avec vous et c’est bien qu’on trouve plus de temps pour les points éditos. Je vous rejoins sur tous les points discutés.
Sur les question de la rémunération
Théo et Laurent pensent à d’autres systèmes de redistribution de l’argent, pas basés sur l’égalité, mais plus représentatif de l’investissement en termes de temps de chacun·e dans le collectif. La question de la rémunération sur les évènements est reposée. Il y a aussi la possibilité du contrat aidé pour Théo (qui serait donc rémunéré au SMIC) qui rentre en compte.
Sur la question des interventions, salons, etc.
Pour Emma, il ne faut pas distinguer ces tâches des autres de du travail éditorial. Pour Yann, c’est la question de la pénibilité. Par exemple, tu ne dors pas chez toi, c’est le week-end. C’est très fatiguant.
Sur la question de sortir de l’égalité des rémunérations
Yann rappelle que nous n’avons pas les mêmes besoin. Sortir de la question de l’égalité implique nécessairement de trouver des métriques et des calculs pour ensuite pondérer nos rémunérations, et c’est forcément compliqué, biaisé et sujet à débat.
Pour Emma, les calculs produisent du stresse. Essayer de calculer au plus précis dans des moments où on n’est pas au top c’est compliqué. Ça peut produire des sensations d’illégitimité.
Une mutuelle ?
Laurent pose la possibilité de recourir à une caisse commune, dans laquelle chacun·e pourrait se sentir légitime de venir piocher dedans sans avoir à se justifier auprès des autres.
Fanny pense que cela peut susciter des formes d’auto-censure, et en comparaison, elle trouve ça beau que chacun·e puisse avoir une part égale à la fin du mois, ça la rend heureuse. Une autre possibilité serait de se sentir libre de refuser sa rémunération un mois où on en a pas besoin de sorte à la redistribuer aux autres.
Yann réalise que la meilleure manière de nous faire chier pour Bolloré, serait de nous coller un contrôle fiscal.